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Meilleur DNS privé : bloquer la pub sans app (2026)
Le meilleur DNS privé en 2026 : bloquer la pub et le pistage sur tout l'appareil, sans app. Mon comparatif d'AdGuard, Cloudflare, Quad9, Mullvad et NextDNS.
Il y a une brique de votre vie numérique que presque personne ne configure, et qui voit pourtant tout : le DNS. À chaque fois que vous ouvrez un site, votre appareil demande à un serveur DNS de traduire son nom en adresse. Par défaut, ce serveur est celui de votre fournisseur d’accès, ou de Google. Autrement dit, quelqu’un tient la liste de tous les sites que vous visitez.
Changer de DNS corrige ça en deux minutes, gratuitement, sans installer la moindre application. Et le bon résolveur fait mieux que protéger vos requêtes : il bloque la publicité et les traqueurs sur tout l’appareil, applications comprises. Voici mon comparatif des meilleurs DNS privés en 2026, lequel choisir, et surtout dans quel cas vous n’en avez même pas besoin.
En bref
- ✓Un DNS privé = un résolveur tiers, chiffré, à la place de celui de votre opérateur. Gratuit, réglé en deux minutes, pour toutes vos applications.
- ✓Si vous n'avez pas de VPN, c'est le gain le plus rapide. Mon choix : AdGuard DNS, qui bloque la pub et les traqueurs par défaut.
- ✓Si vous avez déjà un bon VPN (avec un bloqueur type NetShield), vous n'en avez probablement pas besoin : le VPN fait déjà les deux. C'est mon cas.
- ✓Un DNS ne bloque pas les pubs servies depuis le même domaine (l'appli YouTube, les posts sponsorisés) : pour ça, un bloqueur de navigateur.
- ✓Pour la vie privée sans blocage de pub : Cloudflare (1.1.1.1), Quad9 (fondation suisse) ou Mullvad.
En bref
- ✓Un DNS privé = un résolveur tiers, chiffré, à la place de celui de votre opérateur. Gratuit, réglé en deux minutes, pour toutes vos applications.
- ✓Si vous n'avez pas de VPN, c'est le gain le plus rapide. Mon choix : AdGuard DNS, qui bloque la pub et les traqueurs par défaut.
- ✓Si vous avez déjà un bon VPN (avec un bloqueur type NetShield), vous n'en avez probablement pas besoin : le VPN fait déjà les deux. C'est mon cas.
- ✓Un DNS ne bloque pas les pubs servies depuis le même domaine (l'appli YouTube, les posts sponsorisés) : pour ça, un bloqueur de navigateur.
- ✓Pour la vie privée sans blocage de pub : Cloudflare (1.1.1.1), Quad9 (fondation suisse) ou Mullvad.
Petit point sur les liens
Je ne mets un lien que vers ce que je recommande vraiment - et je précise à chaque fois si ça me rapporte une commission.
(affilié) = je touche une commission si vous vous abonnez, sans surcoût pour vous.
(non affilié) = je le recommande et je ne touche rien.
Pourquoi changer de DNS (et ce que ça change)
Trois bénéfices concrets, dans l’ordre où on les ressent :
- Vous cessez de tout donner à votre opérateur (ou à Google). Le DNS par défaut voit chaque nom de domaine que vous demandez. Un résolveur privé respectueux ne journalise pas vos requêtes et les chiffre, pour que même votre fournisseur d’accès ne puisse plus les lire en clair.
- Vous bloquez la publicité et les traqueurs pour tout l’appareil. Certains résolveurs refusent de répondre pour les domaines de régies publicitaires et de pistage. Résultat : moins de pub, dans le navigateur comme dans les applications, sans rien installer.
- Vous contournez certains blocages appliqués par votre opérateur (j’y reviens plus bas avec le « DNS menteur »).
C’est le geste de confidentialité au meilleur rapport effort/bénéfice après les alias e-mail : deux minutes de réglage, et ça vaut pour toutes vos applications.
« Chiffré », concrètement : DoH et DoT
Un bon DNS privé chiffre vos requêtes, pour que personne sur le trajet ne puisse lire quels sites vous demandez. Deux standards s’en chargent : DNS-over-HTTPS (DoH), qui noie vos requêtes dans le trafic web normal (port 443), et DNS-over-TLS (DoT), qui les chiffre sur une connexion dédiée (port 853). Vous n’avez pas à choisir : tous les résolveurs de ce comparatif gèrent les deux, et votre appareil prend le bon automatiquement. Retenez simplement que le champ « DNS privé » d’Android attend, justement, un DNS chiffré.
Vous avez déjà un VPN ? Vous n’en avez sans doute pas besoin
C’est le point que tous les comparatifs oublient, et il faut le poser d’emblée. Quand votre VPN est actif, tout votre trafic passe dans un tunnel chiffré : votre fournisseur d’accès ne voit plus ni vos requêtes DNS, ni les adresses IP auxquelles vous vous connectez. La liste de vos sites lui devient invisible. Et si votre VPN intègre un bloqueur au niveau DNS - comme NetShield chez Proton VPN, qui vérifie chaque requête contre des listes de domaines de pub, de traqueurs et de malwares et la bloque au passage - vous avez déjà les deux bénéfices d’un DNS privé : la confidentialité des requêtes et le blocage de la pub.
C’est d’ailleurs mon cas : mon filtrage passe entièrement par Proton VPN avec NetShield, toujours actif, complété par le navigateur DuckDuckGo au quotidien. Je n’utilise pas de DNS séparé, et je ne vais pas prétendre le contraire. La seule nuance à avoir en tête : avec un VPN, vous déplacez votre confiance de votre opérateur vers votre fournisseur de VPN. Un service sérieux, sans journaux et audité, est un bien meilleur dépositaire que votre box, mais c’est un choix conscient.
Alors à qui s’adresse un DNS privé ? À l’immense majorité des gens qui n’utilisent pas de VPN. C’est gratuit, immédiat, sans abonnement, ça couvre toutes vos applications, et ça vous apporte l’essentiel en deux minutes. Si vous n’avez qu’un seul geste à faire et pas de VPN, c’est celui-là. La suite de ce comparatif est pour vous.
Le comparatif : les meilleurs DNS privés en 2026
La distinction clé : certains bloquent la publicité (AdGuard, NextDNS), d’autres se concentrent sur la vie privée et la sécurité sans toucher aux pubs (Cloudflare, Quad9, Mullvad).
| Éditeur / pays | Bloque la pub | Filtrage perso | Adresse principale | |
|---|---|---|---|---|
| AdGuard DNS | AdGuard (Chypre) | Oui, par défaut | Oui (offre payante) | dns.adguard-dns.com |
| NextDNS | NextDNS (États-Unis) | Oui, configurable | Oui (très poussé) | compte personnel |
| Cloudflare 1.1.1.1 | Cloudflare (États-Unis) | Non | Non | 1.1.1.1 |
| Quad9 | Fondation Quad9 (Suisse) | Non (malwares) | Non | 9.9.9.9 |
| Mullvad DNS | Mullvad (Suède) | Variante dédiée | Non | dns.mullvad.net |
Le meilleur choix pour la plupart des gens : AdGuard DNS (affilié). C’est le meilleur compromis : il bloque la publicité et les traqueurs par défaut, il est édité par AdGuard, une société identifiée que beaucoup connaissent déjà pour son bloqueur de publicité, et il s’utilise gratuitement.
Une chose utile à savoir, parce que personne ne l’explique clairement : AdGuard DNS s’utilise de trois façons, et les deux premières sont gratuites.
- L’adresse publique, sans rien créer. Vous collez
dns.adguard-dns.comdans votre appareil, et c’est réglé. Aucun compte, aucune donnée. C’est déjà 90 % du bénéfice. - Le compte gratuit, qui est le vrai bon plan : vous obtenez un tableau de bord, les statistiques de ce qui est bloqué appareil par appareil, et jusqu’à 100 règles de filtrage à vous - le tout gratuitement, dans la limite de 5 appareils et 300 000 requêtes par mois. C’est ce que je conseille de faire : on voit enfin ce qui se passe sur son réseau.
- L’offre payante, qui relève surtout les compteurs (20 appareils, 10 millions de requêtes, davantage de règles). Elle ne devient intéressante que si vous dépassez les plafonds du gratuit - une grande maisonnée, beaucoup d’objets connectés. Pour un usage normal, restez au gratuit.
Une précision, parce que la question revient souvent : AdGuard est une société basée à Chypre. Je réponds en détail à la question « est-ce fiable ? », et je détaille la configuration, dans mon guide complet sur AdGuard DNS.
Les alternatives :
- NextDNS (affilié) est le plus personnalisable : vous composez vos propres listes de blocage et vous voyez un journal détaillé, appareil par appareil. Son offre gratuite est plafonnée à 300 000 requêtes par mois (au-delà, l’abonnement tourne autour de 2 €/mois). C’est le choix des bidouilleurs qui veulent tout régler au millimètre.
- Cloudflare 1.1.1.1 (non affilié) est le plus rapide, souvent cité comme le résolveur public le plus véloce au monde, avec l’engagement de ne pas revendre ni conserver durablement vos données (audité par un cabinet indépendant). Il ne bloque pas la publicité (
1.1.1.1), mais la variante1.1.1.2bloque les domaines malveillants et1.1.1.3ajoute un filtre pour adultes. Parfait si vous voulez juste sortir du DNS de votre box sans rien filtrer. - Quad9 (non affilié) est édité par une fondation suisse à but non lucratif, axée sécurité : il bloque les domaines malveillants et respecte votre vie privée, sans bloquer la publicité. Un excellent choix « éthique » si la pub ne vous dérange pas.
- Mullvad DNS (non affilié) est le choix des puristes : édité par le service VPN suédois réputé pour son intransigeance sur la vie privée, utilisable sans compte, avec des variantes qui peuvent bloquer pub, traqueurs et malwares. Aucune inscription, aucune donnée. Une particularité à connaître avant de le choisir : Mullvad ne répond qu’en DNS chiffré. On le configure donc par son nom d’hôte (dans le champ « DNS privé » d’Android, ou via un profil), et pas en tapant une adresse IP dans sa box ou dans Windows - où il ne fonctionnerait tout simplement pas.
Et le grand absent volontaire : le DNS de Google (8.8.8.8). Il est rapide et fiable, mais c’est exactement ce qu’on cherche à quitter : donner la liste de ses sites à Google.
Ce qu’un DNS ne bloquera jamais
Un DNS bloque par nom de domaine : il est redoutable contre les régies publicitaires et les traqueurs tiers, qui vivent sur leurs propres domaines. Mais il est aveugle à deux choses :
- Les publicités servies depuis le même domaine que le contenu. Les pubs dans l’application YouTube, sur Twitch, les posts sponsorisés dans un fil Instagram : elles viennent du même serveur que ce que vous regardez, donc le DNS ne peut pas les distinguer sans tout casser.
- Le pistage de première partie, réalisé directement par le site que vous visitez.
Un bloqueur dans le navigateur (comme uBlock Origin, dont la version complète ne tourne plus que sur Firefox depuis que Chrome a changé son format d’extensions) reprend le relais sur le web : il filtre finement les pages, y compris la pub de YouTube dans le navigateur. Mais lui non plus n’est pas magique. Il ne fait rien à l’intérieur des applications (l’appli YouTube, l’appli Twitch), et certaines plateformes cousent leurs pubs directement dans le flux vidéo, côté serveur : là, aucun bloqueur classique ne sait les séparer du contenu. Twitch est le cas d’école ; les parades consistent à faire transiter la demande de flux par un pays où la plateforme diffuse moins de pub, que ce soit via une extension dédiée ou un détour par un VPN - avec deux réserves : c’est instable, et c’est en zone grise vis-à-vis des conditions d’utilisation. La voie propre, elle, s’appelle Turbo ou abonnement au streamer.
Bref, aucune couche ne bloque tout. Le DNS est un premier filet très large (tout l’appareil, toutes les applis), le bloqueur de navigateur affine sur le web, et pour les cas les plus coriaces il faut ruser. C’est pour ça que, même avec un filtrage DNS, je garde une extension de blocage dans mon navigateur.
Le cas français : le « DNS menteur »
En France, quand la justice ordonne le blocage d’un site (streaming sportif illégal, contrefaçon…), les fournisseurs d’accès l’appliquent le plus souvent au niveau du DNS : leur résolveur vous renvoie une page d’avertissement de l’Arcom au lieu du vrai site. C’est ce qu’on appelle un « DNS menteur ». Changer de résolveur suffit alors, souvent, à retrouver un accès normal.
Mais soyons précis, parce que ça évolue vite. Les blocages récents vont plus loin : les tribunaux ordonnent désormais aux résolveurs tiers eux-mêmes (Google, Cloudflare, Cisco) de bloquer - Cisco a préféré retirer son service OpenDNS de France plutôt que d’obéir - et certaines injonctions ajoutent un blocage par adresse IP, qu’un simple changement de DNS ne défait plus. Pour ces cas-là, seul un VPN rétablit vraiment l’accès. Un DNS privé reste utile contre les blocages DNS classiques, pas contre tout.
Comment l’activer, et vérifier que ça marche
Sur Android, tout est déjà prévu : Paramètres → Réseau et Internet → DNS privé → « Nom d’hôte du fournisseur DNS privé », et vous collez l’adresse (par exemple dns.adguard-dns.com). C’est actif immédiatement, pour toutes vos applications. Je détaille chaque plateforme mobile, avec les adresses exactes de chaque résolveur, dans mon guide DNS privé sur Android et iPhone ; pour l’ordinateur et la box, voyez changer de DNS sur Windows, Mac et sa box.
Vérifiez ensuite que le changement a bien pris. Le plus simple est la page de test de votre fournisseur : celle d’AdGuard, par exemple, confirme que son filtrage tourne. Si vous avez choisi Cloudflare, one.one.one.one/help vous dit si vous passez bien par 1.1.1.1 et si vos requêtes sont chiffrées (DoH/DoT). Une nuance utile : derrière un VPN, ces pages affichent le serveur de votre VPN à la place de votre résolveur - c’est normal, c’est le VPN qui gère le DNS.
Alors, lequel choisir ?
- Vous voulez bloquer la pub et le pistage partout, sans VPN ni prise de tête : AdGuard DNS. Mon choix pour ce cas.
- Vous voulez tout régler vous-même, avec des listes sur mesure : NextDNS.
- Vous voulez juste de la vitesse et sortir de Google, sans filtrer : Cloudflare
1.1.1.1. - Vous privilégiez une structure éthique et la sécurité : Quad9 (fondation suisse).
- Vous êtes puriste de la vie privée : Mullvad DNS.
- Vous avez déjà un bon VPN (Proton, Mullvad…) avec un bloqueur intégré : ne changez rien, il fait déjà le travail. C’est mon cas.
Dans tous les cas, le pire choix reste de ne rien faire et de laisser votre opérateur (ou Google) tenir la liste de vos sites.
Sources et références
Transparence : AdGuard et NextDNS sont des liens affiliés - je touche une commission si vous prenez une offre payante, sans surcoût pour vous. Cloudflare, Quad9 et Mullvad ne me rapportent rien : je les recommande parce que ce sont de bons choix. Plus d’informations.
Questions fréquentes
C'est quoi un DNS privé ?
Le DNS traduit les noms de sites (exemple.com) en adresses IP. Par défaut, c'est le DNS de votre fournisseur d'accès qui s'en charge, et il voit donc chaque site que vous visitez. Un « DNS privé » est un résolveur tiers, chiffré (DoH ou DoT), que vous choisissez à la place : selon celui que vous prenez, il chiffre vos requêtes, ne les revend pas, et peut bloquer la publicité et les traqueurs pour tout l'appareil.
Quel DNS choisir pour bloquer la publicité ?
AdGuard DNS et NextDNS bloquent la pub et les traqueurs par défaut ; c'est leur raison d'être. Cloudflare (1.1.1.1), Quad9 et Mullvad protègent votre vie privée et peuvent bloquer les domaines malveillants, mais ne bloquent pas la publicité (sauf variante dédiée). Pour un blocage de pub réseau sans application, AdGuard DNS est mon choix.
Un DNS privé, est-ce que ça remplace un VPN ?
Non, et souvent c'est même l'inverse : un VPN peut rendre le DNS privé inutile. Quand votre VPN est actif, tout votre trafic est chiffré, donc votre fournisseur d'accès ne voit ni vos requêtes DNS ni les sites que vous visitez. Et si le VPN intègre un bloqueur au niveau DNS (comme NetShield chez Proton), il bloque déjà la pub. Un DNS privé apporte les mêmes bénéfices, mais gratuitement et sans VPN : c'est la solution idéale pour qui n'utilise pas de VPN.
Un DNS anti-pub bloque-t-il vraiment toutes les publicités ?
Non, et c'est important de le savoir. Un DNS bloque par nom de domaine : il stoppe très bien les régies publicitaires et les traqueurs tiers. Mais il ne peut rien contre les publicités servies depuis le même domaine que le contenu : les vidéos YouTube, les posts sponsorisés dans un fil. Sur ordinateur, un bloqueur de navigateur prend le relais et y arrive (uBlock Origin, surtout sur Firefox). Dans les applications mobiles, en revanche, rien d'extérieur ne fonctionne. Le DNS est un excellent premier filtre, pas une solution totale.
Comment vérifier que mon DNS privé est actif ?
Le plus fiable est la page de test de votre fournisseur : AdGuard, par exemple, confirme que son filtrage est actif. Si vous avez choisi Cloudflare, la page one.one.one.one/help indique si vous passez bien par 1.1.1.1 et si vos requêtes sont chiffrées (DoH/DoT). Note : derrière un VPN, ces pages montrent le serveur de votre VPN plutôt que votre résolveur, c'est normal, c'est le VPN qui gère le DNS.